21/03/2006

21/03/06 - 09:49

Douleur solitaire et solitude douloureuse.

Voilà bientôt un mois qu'il est parti. Je me retrouve à vivre seul, jour après jour dans ce grand appartement. Heureusement, je passe mes journées au bureau et le temps s'écoule ainsi un peu plus rapidement. Je n'ai pour ainsi dire quasiment jamais vécu seul et la solitude me pèse. Enormément. Bien sûr, il est parti pour une bonne raison, missionné par son entreprise pour ouvrir un nouveau magasin au nord de Paris. Je ne peux évidemment pas lui en vouloir de m'avoir laissé seul derrière lui, alors même qu'il culpabilisait énormément. C'est dur de n'avoir personne à ses côtés pour partager joies et tristesses. Les larmes me sont venues aux yeux tout naturellement en lisant ce superbe post de Dom :

Mon esprit vagabonde parfois, au gré des silences ou bien des vides que Smab laisse derrière lui quand il part former des gens à l'autre bout du pays.
Lundi matin, alors que j'étais encore dans un sommeil profond, j'ai le vague souvenir qu'il m'embrasse avant de partir. En me réveillant, je suis seul, je n'imagine même pas ce que sera cette journée sans lui, comme tous les lundi, mais ce soir il ne rentrera pas. Alors mes peurs reviennent.
Mon premier réflexe, c'est Néné, mon ours en peluche. Je le mets dans le lit dès que j'ouvre un oeil. Dans le lit à la place de Smab. Ensuite, je vais allumer mon PC, je vais dans la cuisine me préparer un café.
Sa tasse est là, comme un témoignage de son passage, de son départ, une trace. C'est sans doute très con, mais ça me fait mal, j'ai les yeux qui piquent, je cherche un truc drôle pour penser à autre chose. Sans lui, l'appartement me semble immense, sans vie, un assemblage de pièces dans lesquelles il manque l'essentiel, lui.
En me tournant vers le canapé, je m'attends à l'y trouver, mais non, ce n'est qu'un souvenir.
La salle de bains résonne de sa toilette, des bruits de son rasoir, du bruit feutré de sa serviette quand il la repose.
Je n'entends pas le tintement de sa boucle de ceinture quand il devrait s'habiller. La molette de sa souris n'émet aucun bruit. Son PC reste étrangement silencieux. J'ai parfois envie de l'allumer pour entendre le souffle du ventilateur.

Une présence, juste une présence.

Aujourd'hui, je garderai mon téléphone à portée de main. Même aux toilettes, même sous la douche, je ne veux pas manquer son appel. J'évite la chambre autant que possible, sans lui elle me semble hostile, vide et pleine de son souvenir. Le salon ne ressemble plus à rien, chaque meuble y semble de trop ou en attente de l'élément qui les relie tous. Sans être là, il est partout. Il est ici alors qu'il me manque.

Quand tu es là, je m'inquiète pour nous, je suis heureux pour nous, je pense pour nous, je me souviens pour nous... Lorsque je suis seul, je ne pense qu'à toi, je suis noué d'angoisse et d'impatience de te revoir. Je n'ai pas honte de dire encore et encore que je suis un éternel angoissé.

Je ne t'aime pas d'amour, je t'aime tout court, tel que tu es, tel que je t'aime. Sans toi je ne suis plus rien, je ne suis personne. Ta place dans ma vie est au centre de tout. Tu es mon tout. Tu es ma vie.

Ce soir, ta voix me réchauffe, malgré la distance, malgré les silences. Ton petit jeu après le premier au revoir me glace de terreur. Comment mettre un terme à cet instant qui me lie à toi par delà les régions ? Ca m'est impossible. Comme à chaque fois, c'est toi qui raccroches et ta photo va disparaître avec la fin de la communication. Comme à chaque fois, je vais reposer mon téléphone comme s'il contenait une relique, comme s'il était toi.

Mon amour, je t'aime.


J'aurais aimé pouvoir écrire la même chose. Mais j'en suis bien incapable. Parfois je me trouve un peu handicapé des sentiments. J'arrive à les vivre mais rarement à les exprimer. Et c'est dur à supporter parfois. Pour moi mais aussi pour les autres.

16/03/2006

16/03/06 - 10:22

Tomanniversaire.

Bon, ok, on va pas en faire tout un plat. Oui, j'ai aujourd'hui un an de plus que l'an passé et, heureusement, un an de moins que l'an prochain. J'ai fait les comptes pour vous, j'ai 29 ans. Il me reste donc toute une année pour profiter de mon immaturité avant de basculer définitivement dans le monde des adultes. Je file, mon temps est précieux à présent !

 

Qui ? Quoi ? Comment ?

La vie de Tom, la trentaine juste entamée, membre assumé de la confrérie, ses joies, ses peines, ses coups de gueule, ses désirs et ses folies. Une véritable épopée au royaume de la banalité ! Bon courage aux plus téméraires...

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